CINEMAS, VIDEOS, TELEVISIONS...par ERIC JL BRETON
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Publi le mardi 27 mai 2003

Mardi 27 mai 2003

INTER-MI-TEMPS


La Croix
SOCIETE, lundi 26 mai 2003, p. 6

Les intermittents du spectacle sont toujours dans l'incertitude. SOCIAL. Jean-Jacques Aillagon a annoncé des mesures sur le régime spécifique d'assurance-chômage. Sans lever toutes les interrogations.

CONSTANS Marie-Eve

Jean-Jacques Aillagon voulait manifester sa bonne volonté aux intermittents du spec tacle. Alors que la colère gronde depuis près de deux ans, le ministre de la culture et de la communication a rencontré, jeudi, les syndicats des intermittents sur la réforme de leur régime spécifique d'assurance-chômage. Pour calmer les esprits, il a annoncé deux mesures. La première instaure le croisement des fichiers des différents organismes sociaux, ce qui permettra selon le ministre de « disposer d'une meilleure statistique ». · l'heure actuelle, l'évaluation du nombre d'allocataires ne fait toujours pas l'unanimité : 96 000 selon le ministère, à peine 65 000 pour la CGT. La seconde mesure rendra obligatoire l'affiliation à un guichet unique des employeurs dont l'activité principale n'est pas le spectacle vivant. Ces mesures visent d'abord à établir un état des lieux clair de la situation, en vue des négociations entre les partenaires sociaux au sein de l'Unedic, qui auront lieu avant le 30 juin.

Le conflit éclate en septembre 2002, quand les cotisations sociales des salariés et des employeurs sont augmentées à la demande du Medef. L'organisation patronale souhaite ensuite voir rehaussé le seuil d'heures nécessaires à l'ouverture des droits (606 heures par an, contre 507 heures aujourd'hui), tout en réduisant le montant et la durée des indemnisations (quatre mois, contre un an aujourd'hui). Depuis l'automne 2002, les intermittents manifestent régulièrement lors de rendez-vous culturels, notamment à la cérémonie de remise des molières ou au Printemps de Bourges.

Les pressions du Medef sur le ministre de la culture

Avec ces mesures, le ministre propose donc dans un premier temps de réduire le déficit chronique du régime des intermittents (738 millions d'euros en 2001) en limitant la fraude sur les cotisations et les versements d'allocations. Par ailleurs, il lancera dans les prochaines semaines un plan de lutte contre le travail illégal dans l'audiovisuel, le cinéma et le spectacle vivant, sous l'égide de la délégation interministérielle de lutte contre le travail illégal, en collaboration avec le ministère du travail. Ce plan vise à améliorer le recouvrement des cotisations sociales des employeurs et des salariés. Le ministre a d'ores et déjà écrit aux dirigeants des entreprises de l'audiovisuel public, pour leur demander une « particulière vigilance » sur le « recours abusif » à l'intermittence. Il a indiqué qu'il ne « tolérerait pas que le service public ne soit pas exemplaire ».

Par ces décisions, le ministre souhaite rassurer les intermittents qui craignent une banalisation de leur régime chômage et, à terme, la disparition d'un grand nombre de métiers et d'entreprises du spec tacle. « Le gouvernement n'acceptera pas la remise en cause du régime spécifique d'indemnisation du chômage des intermittents », a répété le ministre.

S'il entend lutter contre la fraude, il n'a pourtant pas évoqué le coeur de problème : les annexes 8 et 10 du régime d'assurance-chômage qui garantissent l'indemnisation particulière des intermittents. Le Medef aimerait les voir disparaître pour que les intermittents basculent dans l'annexe 4, celle réservée aux intérimaires. Le ministre a répété qu'il n'en était pas question. Il n'a pas précisé, par contre, dans quelles mesures les annexes 8 et 10 seraient modifiées. L'avenir de la protection sociale des intermittents demeure incertain.

Marie-Ôve CONSTANS

Un statut né en 1936

Le statut d'intermittent (travailleur discontinu) est né en 1936 pour les techniciens et cadres du cinéma. En 1969, il s'élargit aux artistes et comédiens. Il vise à pallier la précarité de ces professions. Les intermittents relèvent des annexes 8 et 10. La 8 pour les techniciens de l'audiovisuel et du cinéma, et la 10 pour ceux du spectacle vivant.

Catégorie : Anecdotes/Société
Sujet(s) uniforme(s) : Relations intergouvernementales; Syndicats
Sujet(s) - La Croix : ARTISTE; STATUT; ASSURANCE CHOMAGE
Lieu(x) géographique(s) - La Croix : FRANCE
Nom(s) propres(s) : AILLAGON Jean-Jacques
Taille : Moyen, 439 mots

© 2003 la Croix. Tous droits réservés.

Doc. : 20030526LC0030526LC_inx075


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-27 11:49:12
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Mardi 27 mai 2003

TABAC

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées inpes.gif (4083 octets)
Ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées Le 27 mai 2003

COMMUNIQUE

Cinéma sans tabac, mode sans tabac : Action !

A l'occasion de journée mondiale sans tabac, le ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées et l'INPES entendent sensibiliser, aux côtés de l'Organisation mondiale de la santé, les secteurs de la mode et du cinéma à l'influence qu'ils peuvent avoir sur l'opinion publique à travers les représentations du tabac qu'ils véhiculent.

Le tabac est en effet à l'origine de 66 000 décès par an, en France, et d'ici 2020, les victimes du tabac atteindront le chiffre de 160 000 par an (dont 50 000 femmes contre 3 000 actuellement)

Le cinéma et la mode sont des univers très médiatiques, ils créent des codes, renforcent des valeurs, diffusent des modèles et créent des tendances. C'est pourquoi, l'industrie du tabac, dont la stratégie marketing s'appuie sur la construction de références, s'est efforcée de placer ses produits dans les films et les milieux de la mode.

Un jeune sur deux fume à 18 ans. Or, selon des études américaines, le cinéma influence le comportement tabagique des spectateurs, notamment des plus jeunes qui constitue le public du cinéma en salles. Le lien entre le fait de fumer et celui d'avoir vu de nombreux films où ce comportement apparaissait est aujourd'hui clairement établi(1). Une étude menée par la Direction générale de la santé en association avec la Ligue nationale contre le cancer, le Centre national du cinéma et l'institut Ipsos montre que ce sont dans les films français que les acteurs fument le plus et qu'une marque de tabac est encore identifiable dans près d'un tiers des 200 films ayant fait le plus d'entrée en France en salle ces vingt dernières années.

Conscients de l'enjeu sanitaire, des représentants de la mode et du cinéma s'engagent :

- Le Centre national de la cinématographie
Responsable de l'ensemble des mécanismes de soutien financier au cinéma, le Centre national du cinéma (CNC) se mobilise aux côtés du Ministère de la santé, de l'INPES et de la Ligue contre le Cancer. Le CNC entend mettre à profit la Journée mondiale sans tabac 2003 pour rappeler à ses partenaires l'influence du tabac au cinéma et la législation en ce domaine par la diffusion d'un mémo aux professionnels du cinéma.

- Elite Model " Fumer nuit à mon corps "
Trois tops models Elite, Rebecca Dayan, Maria Del Mar et Sophie M., ont gracieusement accepté de prêter leur image à la lutte anti tabac. Elles ont posé pour le photographe David Ledoux, arborant un tee-shirt sur lequel il est écrit : " fumer nuit à mon corps ".

- Des personnalités de la mode
Pour montrer que les milieux de la mode sont de plus en plus sensibles au problème du tabac, la styliste Corinne Cobson et Jean-Pierre Mocho, Président de la Fédération Française du Prêt à porter féminin, se mobilisent aux côtés du Ministère de la santé et de l'INPES, pour relayer les messages de prévention au sein de leur secteur d'activité.

Dans ce cadre, les magazines féminins, signataires de la charte " Pages sans fumée " se sont à nouveau mobilisées pour alerter leur public à cet enjeu de santé publique.

(1) Glantz SA. " Smoking in teenagers and watching films showing smoking ", British medical journal 2001, 323 : 1378-1379

Contact presse :
DGS : Laurence Danand : 01 40 56 62 62, laurence.danand@sante.gouv.fr

INPES : Hélène Monard : 01 41 33 33 06, helene.monard@inpes.sante.fr

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ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-27 11:29:01
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